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11 mai 2009

Georges Bléhoué Aka, président du Conseil national des Sages de la filière café-cacao : ‘’Le jour où Gbagbo commencera à battre campagne, il n’y aura personne pour l’affronter’’

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

Pour la première fois, le planteur d’Adaou parle sans faux-fuyants. Georges Bléhoué Aka dit tout dans cet entretien, sans réserve.

Qui est au juste Bléhoué Aka ?

C’est bien le planteur que vous avez en face de vous. Bléhoué Aka est Conseiller économique et social. Je suis le président du Conseil national des Sages de la filière café-cacao. Je précise que je ne suis pas allé du tout à l’école. Je profite de l’occasion que vous m’offrez aujourd’hui pour réitérer mes remerciements au président Laurent Gbagbo, à qui je dois mes titres de Conseiller économique et social et de président du Conseil national des Sages de la filière café-cacao. Il n’y a que lui qui récompense les mérites des vaillants travailleurs de la terre sans tenir compte du fait qu’ils ne sont pas allés à l’école.

Tantôt Bléhoué Aka en pagne, tantôt en costume ou en pantalon Jean et tee-shirt. Quel message voulez-vous lancer à travers votre habillement ?

Je n’ai pas de message particulier à donner à travers ce que vous décrivez comme habillement. Seulement, je veux qu’on retienne qu’un planteur n’est pas exclusivement à l’état de sous-homme. Pourquoi voulez-vous que les créateurs de richesses que nous sommes soient toujours habillés en haillons ? Avec le président Laurent Gbagbo, le planteur a retrouvé sa dignité. On peut alors s’habiller comme les autres. Depuis l’avènement de Laurent Gbagbo, les costumes ne sont plus seulement destinés aux fonctionnaires. Les planteurs que nous sommes portent de plus en plus les costumes, les Jean et s’habillent aussi selon le temps moderne.

Est-ce cela qui vous fait montrer toutes vos réalisations agricoles à vos visiteurs ?

Ce n’est pas un plaisir pour moi de me vanter. Mais il faut qu’on arrive aussi à montrer ce qu’on pèse réellement dans la société. Les gens parlent beaucoup de ce qu’ils ne savent pas. Après l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir, tout le monde est devenu producteur de café-cacao en Côte d’Ivoire. Parce que la filière a été libéralisée. Moi, je n’ai de bureau que mes plantations. Et ce n’est que là-bas que je peux recevoir mes visiteurs. Etre le grand planteur de Côte d’Ivoire voudrait aussi qu’on montre les preuves de ce qu’on vaut réellement. C’est aussi un message aux autres producteurs afin d’extirper de la filière les faux producteurs de café-cacao

Cela va sans dire que vous êtes aujourd’hui un homme riche ?

Non, je ne suis pas riche. je n’ai que les fruits de mon travail. Vous avez été à plusieurs reprises dans mes plantations et vous avez vu ces centaines de personnes que j’emploie. On ne peut être riche quand on a surtout le souci d’honorer les engagements pris vis-à-vis de ces centaines d’employés. Ce sont mes collaborateurs et c’est grâce à eux que j’ai aujourd’hui un nom connu de tous. Sans mes employés, je ne suis rien. C’est pourquoi, je suis attentif à toutes leurs préoccupations. Quand ils éprouvent un besoin quelconque, je ne perds pas le temps à répondre à côté des salaires que je leur verse. Au vu de toutes ces charges, vous pouvez comprendre que je ne suis pas riche. C’est donc une mauvaise appréhension des uns et des autres de croire que Bléhoué Aka est un riche. Ce n’est pas vrai. Cependant, je continue d’étendre mes exploitations agricoles.

Qu’est-ce qui vous fait courir en répondant à toutes les sollicitations dans la région du Sud-Comoé ?

Répondre à l’appel des autres ne veut pas dire que je suis riche. Moi, quand j’ai perdu ma mère, tout le monde, sans distinction de parti politique, est venu pleurer avec moi à Adaou. Je réponds aux nombreuses sollicitations dans la région du Sud-Comoé pour aussi rendre solides les acquis de mon parti, le FPI. je le fais aussi au nom de mon ami, le président Laurent Gbagbo. Et par ces réponses aux nombreuses sollicitations, c’est le FPI qui avance dans le Sud-Comoé. Aussi devez-vous savoir que la solidarité et le partage font partie de la tradition africaine. Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour remercier Brou Aka Gustave, Lambert Amon Tanoh pour leur esprit républicain. Ils sont toujours là quand il y a un événement auquel je participe. Même quand le Président est là. A Brou Aka Gustave particulièrement, je lui témoigne ma reconnaissance pour tous les soutiens qu’il m’apporte au cours des événements heureux et malheureux liés à moi.

Parlant de votre parti, n’avez-vous pas eu peur en 1990 quand vous avez choisi le FPI sous Houphouët-Boigny ?

Moi, avoir peur ? Pourquoi aurais-je eu peur ? Et de qui ? Je suis un Agni du Sanwi. Quand j’ai décidé de suivre Gbagbo, je l’ai rencontré un jour de l’année 1990 à minuit avec l’aide du sous-préfet d’Aboisso, Lucas Brissi, secrétaire de l’Assemblée Nationale. Et je lui ai dit que j’étais avec lui. C’est après cela que je suis allé à Niablé avec Laurent Gbagbo où je l’ai présenté à Sansan Kouao. Je suis donc le premier planteur ivoirien à avoir choisi Laurent Gbagbo très tôt. Je n’ai pas eu peur. Parce que j’étais convaincu que j’avais choisi la bonne voie avec le FPI. Je ne pouvais donc pas avoir peur quand je savais que je ne pouvais compter que sur ce que la terre me procurait à travers l’igname, la banane, le taro, le café, le cacao que je possédais dans mes champs. Et je ne pouvais que choisir le premier garçon courageux de Côte d’Ivoire en la personne de Laurent Gbagbo. Pour m’intimider, on déplaçait par moments la gendarmerie pour procéder à des fouilles chez moi. Tout cela ne m’a pas fait changer d’avis. A plusieurs reprises, les gendarmes n’ont pas trouvé quelque chose chez moi qui pouvait donner des arguments aux adversaires de Laurent Gbagbo pour faire quoi que ce soit. Aka Colmane, planteur comme moi, était témoin de toutes ces brimades. Et je n’ai pas changé de position jusqu’à ce jour.

Est-ce vous qui avez réellement versé la caution des 20 millions de F CFA du candidat Laurent Gbagbo en 1990 ?

Les gens racontent n’importe quoi. Ils racontent surtout ce qu’ils ne savent pas. C’est le Synagci, créé par Laurent Gbagbo qui a versé la caution dont vous parlez. Seulement qu’en 1990, beaucoup étaient ceux qui étaient sceptiques parmi nous quant à l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir face à Houphouët-Boigny. Donc toutes les cartes du Synagci que nous devrions acheter pour soutenir le parti étaient systématiquement rejetées par les militants. C’est ainsi que j’ai pris la résolution d’acheter la première vague de cartes à huit (8) millions de F CFA. Après, j’ai déboursé sept (7) millions de F CFA pour épuiser le deuxième stock des cartes qu’on refusait partout d’acheter. Enfin, il y a eu la dernière vague des cartes estimée à cinq (5) millions de F CFA que j’ai versés. Ce sont au total 20 millions de F CFA que j’ai remis à Léon Monnet Emmanuel, secrétaire général d’alors du Synagci, en trois échéances pour le compte de notre syndicat.

Alors qu’il était encore dans l’opposition, le président Gbagbo annonçait qu’une fois au pouvoir, il pouvait proposer le prix du Kg de cacao à 3.000 F CFA aux planteurs. Mais aujourd’hui, le prix d’achat bord-champ n’a jamais franchi la barre de 1.000 F CFA. Gbagbo a-t-il trompé les paysans ?

Le président Laurent Gbagbo n’a jamais fait cette promesse aux paysans. Au moment où il parlait, les prix étaient très bons sur le marché international et les paysans étaient mal rémunérés. Il s’est donc proposé d’améliorer les conditions de vie des paysans en leur versant une grande partie de ce que coûtait le kilogramme de cacao sur le marché mondial en son temps. Promesse qu’il a d’ailleurs tenue dès qu’il est arrivé au pouvoir en 2000. En 2002, nous nous rappelons que le kilogramme du cacao a été acheté à 1.200 F CFA en Côte d’Ivoire. Et c’est sous Laurent Gbagbo que les paysans ivoiriens ont retrouvé leur vraie place de producteurs de richesses. Gbagbo n’a donc pas trompé les paysans. Le dire, c’est faire preuve de mauvaise foi. Les prix ne sont d’ailleurs plus les mêmes que ceux des années d’Houphouët et de Bédié. Ils ont considérablement chutés sur le marché mondial.

Des dons par-ci, des dons par-là au nom du président Laurent Gbagbo. Est-ce le chef de l’Etat qui vous donne ces moyens ?

Que voulez-vous que je fasse concrètement face à certaines situations où l’on a besoin de moi par exemple pour sauver quelqu’un qui est malade et qui n’a pas de moyens pour se soigner ? Voulez-vous que j’attende le président Laurent Gbagbo pour le sauver ? Si je le fais, c’est Gbagbo qui l’a fait. Et comme il ne peut être partout à la fois pour tout faire, je prolonge donc ses actions. C’est cela le vrai sens d’une bonne amitié. Le président Laurent Gbagbo est mon ami. C’est ce qui m’amène à répondre présent là où il ne peut pas être. Et tout ce que je pose comme acte de bienfaisance est fait en son nom.

Vous ne cessez de mobiliser les producteurs de café-cacao au cours de vos tournées pour la victoire de Laurent Gbagbo à la prochaine élection présidentielle. Croyez-vous que les planteurs dans leur majorité ont répondu à votre appel ?

Laurent Gbagbo est le meilleur choix que les Ivoiriens doivent faire à la prochaine élection présidentielle. Et je pense que les producteurs de café-cacao sont conscients qu’il n’y a que Laurent Gbagbo qui puisse faire leur affaire. Ils sont donc avec lui pour le conduire à une seconde victoire. Quand Gbagbo est arrivé au pouvoir, il n’a pas cherché à savoir quel planteur est militant du FPI, du PDCI ou du RDR pour réaliser ses promesses faites aux paysans. Pour lui, le cacao n’a pas de couleur politique. C’est pourquoi, au Conseil national des Sages de la filière café-cacao que je dirige, nous n’avons pas fait d’exclusion. Vous pouvez le constater, c’est un conseil qui comprend les producteurs de toutes les chapelles politiques. Le choix du Président Laurent Gbagbo a toujours été inspiré par le mérite. Laurent Gbagbo est bel et bien le candidat que les producteurs de café-cacao voteront. Et la mobilisation que je fais partout est soutenue par les planteurs. Qui savent aujourd’hui ce qui est bien pour eux. Je n’ai aucun doute à ce sujet.

Continuerez-vous à militer au FPI au cas où votre ami et frère n’était plus président ?

Pourquoi quitter le FPI si Gbagbo n’est plus président ? J’ai choisi ce parti quand Gbagbo était encore dans l’opposition. Seulement, je demande qu’on me respecte comme Gbagbo l’a toujours fait. Il faudrait qu’on me respecte même si je ne suis pas allé à l’école. Sachez que le respect et l’humidité grandissent toujours ceux qui participent ces vertus. C’est ce qui explique la grandeur du Président Laurent Gbagbo. Je salue de ce fait les ministres Bohoun Bouabré et Amani N’Guessan pour le respect qu’ils m’ont toujours donné. Aussi, je salue Gervais Coulibaly qui m’a toujours considéré comme son père. Si Gbagbo n’est plus président, je demeurerai toujours militant du FPI. Et cela doit être clair dans l’esprit de tous.

Partagez-vous l’avis que certains collaborateurs du chef de l’Etat travaillent à sa chute ?

Je ne crois pas. Et le président Laurent Gbagbo qui est un homme honnête, sincère et rigoureux, a toujours les armes nécessaires pour mettre de l’ordre là où il faut pour assainir son entourage s’il est prouvé que certains de ses collaborateurs travaillent à sa chute.

Comment réagissez-vous face à la guerre de succession qui fait rage en ce moment au sein du FPI ?

Je ne crois pas qu’il y ait en ce moment une guerre de succession au sein de mon parti. Pourquoi se battre en ce moment quand on sait que le président Laurent Gbagbo doit être encore reconduit pour un second mandat ? Le FPI est soudé et uni pour accompagner le président Laurent Gbagbo à une seconde victoire. Et il faut rappeler qu’il n’y a que des textes qui régissent un parti. Tous ceux qui parlent de guerre de succession n’expriment que leur rêve.

Quel est aujourd’hui l’état de vos rapports avec les cadres FPI d’Aboisso ?

Nous entretenons de bons rapports. Tout le monde travaille pour le président Laurent Gbagbo. Et je pense que le FPI se porte bien dans la région du Sud-Comoé.

Or il n’y a que vous seul qui êtes vu partout en train de construire des centres de santé, des écoles et des pompes hydrauliques villageoises avec vos propres moyens…

Je vous ai dit plus haut que tout ce que je fais est fait au nom du président Laurent Gbagbo, qui est mon ami. Et je le fais pour soit maintenir les militants dans le parti, soit pour gagner des militants des autres partis pour le FPI. Toutes les populations d’Aboisso savent bien que j’agis toujours pour le compte du président Laurent Gbagbo. Les constructions des centres de santé, d’écoles et d’autres infrastructures sociales que vous constatez çà et là sont bien la poursuite du programme social du président Laurent Gbagbo. Vous comprenez avec moi que si Laurent Gbagbo n’avait pas été gêné par la guerre, l’argent utilisé aujourd’hui pour le règlement de la crise aurait été très utile aux populations rurales. Voici la raison pour laquelle je n’hésite pas souvent à soulager des populations villageoises quand elles me sollicitent pour les soutenir à réaliser un projet social. Maintenant c’est vous qui jugez que je bats seul. Si votre constat est alors vrai allez-y demandez aux autres et je pense qu’ils vous répondront.

Que peut-on aussi savoir de vos rapports avec le président du Comité de la filière café-cacao ?

Ils sont bons. Ano Gilbert est un garçon intelligent et respectueux. Le président du Comité de gestion de la filière café-cacao et le Conseil national des Sages travaillent en parfaite harmonie. C’est d’ailleurs Ano Gilbert qui a facilité l’arrivée à Adaou du Gouverneur de Yamoussoukro, que je salue et remercie à travers cet entretien. N’Dri Appolinaire est à encourager pour la décision courageuse qu’il a prise pour restaurer l’image de Houphouët-Boigny à travers la régénération de ses plantations de café et de cacao, abandonnées après son décès. Je l’ai invité à visiter mes plantations pour qu’ensemble, nous conjuguons nos efforts afin de pérenniser tous les travaux de dur labeurs que j’ai réalisés. Moi aussi, je suis appelé à quitter la terre des hommes comme Houphouët-Boigny. Et je pense que N’Dri Appolinaire a compris mon message.

Est-ce parce que vous êtes un être mortel que vous décaissez tant d’argent pour les funérailles ?

Tout homme est mortel et ce n’est pas parce que j’ai peur de mourir qu’on me voit de plus en plus à des funérailles. Ce n’est pas vrai. Mais il y a la tradition africaine que je tiens toujours à respecter. Il faut pleurer avec ceux qui pleurent et partager la joie avec ceux qui sont dans la joie. Je ne suis pas seulement aux funérailles. Je suis aussi là où il y a la vie et la joie. Je vais aux funérailles pour surtout apporter le soutien du président Laurent Gbagbo aux familles en deuil.

Pouvez-vous nous raconter comment votre rêve de faire de Adaou une sous-préfecture est devenu une réalité ?

Ce rêve s’est réalisé grâce au président Laurent Gbagbo. Nous lui devons tout ici à Adaou. J’avais fait la proposition d’ériger Adaou en sous-préfecture aux cadres d’Aboisso lorsque nous préparions, il y a quelque temps, la rencontre avec le chef de l’Etat. Parce que je ne savais ni lire ni écrire, Amangoua Lokensy m’a fait savoir à la fin de notre rencontre préparative que ma proposition avait été insérée parmi les doléances du Sud-Comoé. Grande fut ma surprise lorsque le jour de la rencontre avec le président de la République au palais, l’érection d’Adaou en sous-préfecture n’a pas été demandée au chef de l’Etat. Après le discours du porte-parole, j’ai immédiatement pris la parole pour le signifier moi-même publiquement au président de la République. Le président Laurent Gbagbo, je le témoigne, n’a pas bougé avant de me répondre. C’est devant les populations du Sud-Comoé que le président a répondu qu’il m’accordait et la sous-préfecture et la commune. Ce qui a provoqué des cris de joie dans la salle. Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour dire merci au président Laurent Gbagbo qui m’a toujours honoré là où il faut et quand il le faut. Adaou lui reste attachée et le soutiendra toujours.

Selon vous, Gbagbo a-t-il les chances d’être réélu ?

Je ne doute pas de sa réélection. Je connais le président Laurent Gbagbo. Au moment opportun, il n’aura pas d’adversaires. Les autres candidats peuvent pour le moment raconter leur rêve pendant que le président Laurent Gbagbo est préoccupé par la sortie de crise. Gbagbo est un garçon et le jour où il commencera à battre campagne, vous constaterez qu’il n’y aura personne pour l’affronter. Attendons tous de voir. Les chances de la réélection du président Laurent Gbagbo sont très grandes que je n’éprouve aucune crainte. Prenons rendez-vous seulement dans quelques mois pour découvrir le candidat du peuple qu’est Laurent Gbagbo.

Comment voyez-vous alors la sortie de crise avec l’accord politique de Ouagadougou ?

Nous soutenons tous l’accord de Ouagadougou. Qui est pour moi une solution efficace pour nous sortir de la crise. Laurent Gbagbo a montré, en tendant la main à Guillaume Soro, qu’il est au-dessus du lot des hommes politiques en Côte d’Ivoire. Tous ceux qui crient partout qu’il faut absolument les élections cette année, doivent savoir qu’il faut soutenir sans réserve d’abord l’accord politique de Ouagadougou. Qui est la principale voie qui nous sortira totalement de cette crise injustifiée. Je demande aux Ivoiriens de se serrer à nouveau les mains, de se pardonner. Il y a toujours des hauts et des bas dans la vie d’une Nation. Attachons-nous les uns les autres pour surmonter ces difficultés du moment. Soutenons donc sereinement l’accord politique de Ouagadougou dont l’application effective nous conduira à des élections propres.

Interview réalisée par Huberson Digbeu

16 Commentaires »

  1. parce que tu crois qu’il suffit de voler l’argent des ivoiriens pour venir les corrompre avec pour gagner haut les mains.
    gbagbo avait dit que si quelqu’un vous donne l’argent pour que tu le vote, tu prends l’argent et tu bouffes mais tu ne le vote pas car c’est votre argent.
    bléhoué aka se croit dans sa plantation en ci.tu as déjà fini ta vie et tu veux que nous les jeunes nous mourrons derrière ton ami qui n’a même pas créer un seul emploi en 10 ans de pouvoir?
    veux-tu que tous les jeunes ivoiriens viennent manger chez toi? bientôt on arrive.

    Commentaire par aby — 11 mai 2009 @ 6:56

  2. “Ask not what your country can do for you; ask what you can do for your country.”

    C’étaient les propos du président américain John F. Kennedy. Donc mr aby, on ne dort pas dans le salon de son parent, se réveiller le matin, manger de l’attiéke, aller s’aseoir ds les cyber cafés en attendant le plat de midi et s’attendre à ce que le travail te tombe du ciel. En Europe, au Japon, aux USA, même en Inde, les jeunes et non-jeunes créent des emplois et embauchent leurs compatriotes. On ne restent pas là les bras croisés pour que le travail te tombe du ciel. Le président Obama l’a dit aussi aux jeunes lors de l’inauguration de son mandat. Il a dit que l’état ne peut pas tout faire. Espèce de fainéant.
    En parlant de la RCI, mets toi ds la tête que le président Gbagbo n’a pas travaillé seul. Il a travaillé avec Affi, Seydou Diarra, Banny et Sorro. Pourquoi est-ce que les trois derniers cités ne t’ont pas crée d’emplois? Gbagbo n’a jamais mis sa politique en valeur comme il aurait voulu. Son parti et lui ont gouverné la CI pendant 22 mois. Tu sais compter? 22 mois. Aucun président sur cette terre ne peut faire quelque chose en 22 mois. Celui qui te dit le contraire, il ment. Avec l’arrivée de la guerre, Gbagbo a passé tout son temps à régler ce problème en CI et à Ouaga. Donc mon ami, tu peux être aussi entrepreneur. Tout le monde le peut. Tous ces arabes qui arrivent en CI et ouvrent des boutiques, tu penses que ce sont nos présidents qui ont ouvert ces boutiques pour eux? Utilise ta tête, paresseux.

    Commentaire par Esmel — 12 mai 2009 @ 12:04

  3. c’est dommage pour cette jeunesse egarée.croyez vous que le role d’un etat en guerre est de créer des emplois?la priorité reste et demeure la sortie de crise.gage de tout developpemnt harmonieux.
    il est facile d’etre de l’autre coté de la barrière et raconter sa vie de challenger

    Commentaire par poro — 12 mai 2009 @ 8:16

  4. esmel je pense qu’il te faut un bon cours d’économie que je ne peux te faire dans ce forum. si tu crois que sans aucun moyen on peut créer une entreprise je te laisse à aller en créer en ci car tes refondateurs n’en n’ont pas encore créer. Même toi le pédagogue en création d’entreprise n’a pas encore fait parler de lui en la matière et nous t’attendons.

    Commentaire par aby — 12 mai 2009 @ 10:13

  5. Gbagbo a fait quoi pr le pays et depuis sa prise de pouvoir jusko ojourdhui en passant apr la crise et puis il VOLE le pays et tue les enfants des autres comme ça!toi ESMEL là pourkoi tu refuse la réalité en face mème.vraiment tu m’attriste.d’accord creer de l’emploi pr les autres mais avec koi?

    Commentaire par filipio TSGI — 12 mai 2009 @ 10:20

  6. “MAIS AVEC KOI” ? MAIS BON SANG ! AVEC L’ARGENT KE VOTRE ADO A PRIS POUR ACHETER DES ARMES POUR TUER LES IVOIRIENS. TUER EST UN EMPLOI PUISQUE VOUS AVEZ ETE RECRUTES A CETTE FIN. ADO A 600 MILLIARDS VOLES KAN IL ETAIT LE PREMIER DES MINABLES POUR VOUS AIDER A TUER PLUS ! AVEUGLE, VA.

    Commentaire par KINTOUELE VICTORIEN — 12 mai 2009 @ 11:12

  7. avec l’argent qu’on a du vous donner pendant les 40 ans du pdci dans lequel ado a fait je crois 3 ans ce n’est pas dans les 22mois de gbagbo que vous aller tout avoir

    Commentaire par penseur — 12 mai 2009 @ 11:14

  8. je pens qu’il ya vraiment un effort à faire pour changer la mentalité de certaine personnes. beaucoup de personnes sont encore rétrograde et politiquement suiveurs. ce sont en general de la clientèl politique. pensons du renouveau de notre pays et evitons de frustrer, d’injurier et de menacer. car cela ne mène nul part. vous n’aimez pas Ouattara c’est vrai mais sachez qu’il est ivoirien tout comme gbagbo que vous defendez. alors elevons le niveau du debat afin que prime les projets de société des uns et des autres. dans la guèrre, tout le monde a tué du nord comme au sud. avant la guerre, il ya eu des morts? le charnier de yop? alors pardonnons et faisons l’effort de nous entendre sur un objectif commun qui est le pays. personne n’a gagné dan la guerre et tous avons perdu un proche ou un parent.

    Commentaire par jifa — 12 mai 2009 @ 12:06

  9. Auteur du 4. Vas-y! Donne-moi une lecon d’économie et on verra. Moi je te défie. Montre-moi qui tu es mr l’économe. Arrêtez de tromper les gens pour vous faire interessants. Tout ce que je peux te dire est d’aller dans une banque et prendre un prêt. Si t’as pas un sou, trouve-toi quelqu’un qui peut être garant de ton prêt. C’est tout. Si tout cela est impossible, alors mon ami lève-toi toi très tôt le matin pour aller chercher du boulot. Le boulot ne tombe pas du ciel.

    Commentaire par Esmel — 12 mai 2009 @ 12:12

  10. n’importe koi?

    Commentaire par filipio TSGI — 12 mai 2009 @ 12:36

  11. J’oubliais d’écrire ds le 9 que pour avoir un prêt ds une banque il faut d’abord avoir une idée et un plan c-à-d ce que tu veux faire. Quel genre d’entreprise tu veux créer. Tu peux aussi t’associer à des gens. C’est ce que tout le monde fait. Alors Aby, voilà que je t’ai aidé. Fais-toi un avenir et arrête de croire que l’état fera tout pour toi. Bonne chance!

    Commentaire par Esmel — 12 mai 2009 @ 12:44

  12. mais toi esmel tu est malade ds kel pays tu vie d’abor tu n’est pas en c’ote d’ivoire. un jeune ki a du boulot en cote d’ivoire sait une fierte tu parle comme si tous etais facile dit moi il ya combien d’ivoirien qui essait d’aller en europe et meurent ds la mer du maroc a cause de ton faut prst

    Commentaire par spider — 12 mai 2009 @ 2:33

  13. DAO bouche tordue n’est pas Ivoirien
    sinon coment peut on decimer le pays qu’on pretend appartenir.

    Commentaire par diezarah dodo. — 12 mai 2009 @ 2:42

  14. commentaire 6 victorien kpètou ou je ne sais koi?tu es nouveau sur notre forum ou bien?idiot,ne me confond pas a ADO et a son parti…si je respecte le monsieur je ne suis pas encore prèt pr lui.ok?toi mème tu es koi?foetus gbagboiste?foetus meurtrier? oua tu as déjà tué…donne nous les chiffres pr ke ns sachions ki de toi et koudou zepless a vraiment la gachette facile.toutefacon,je vote pr gbagbo car toi il me semble d’ici ke tu n’as pas assez de couilles pr tuer coe gbagbo.

    Commentaire par filipio TSGI — 12 mai 2009 @ 3:38

  15. Commentaire 12. Alors là je ne comprends plus rien. Vous accusez maintenant Gbagbo d’être à la base de la mort des africains qui meurent dans l’océant tentant d’aller en Europe? Holly shit! Hmmm! Pauvre président. Mais dis-moi une chose: Est-ce que c’est le pr Gbagbo qui vote les lois à l’immigration ds les parlements européens? Il ne travaille pas non plus aux services d’immigration en Europe. Et puis aller en Europe, c’est une affaire personnelle. Qu’est-ce que le président doit faire ds tt cela? Chancun veut tenter sa chance ailleurs. Cela a été tjrs comme cela dépuis …
    hmmmm! vous faites rire. Accuser le pr parceque quelqu’un meurt ds la mer…Jesus christ.

    Commentaire par Esmel — 12 mai 2009 @ 5:18

  16. Hymne à Mr le président de la république, son excellence Mr Laurent Gbagbo

    À vous l’intellectuel qui apporta un vent nouveau à la politique de ce pays
    Avant et après avoir crée votre parti politique avec quatre de vos amis étudiants à Strasbourg.
    vous sacrifierez votre liberté et celle de votre famille.
    Malgré l’entourage fugueux du père fondateur de notre nation,
    Vous affronterez le soleil et la pluie. Pour qu’un jour Ivoiriens et étrangers de ce pays et dans ce pays aient la parole pour s’exprimer.
    Vous connaîtrez la trahison, la bâstonnade et la prison.
    Vos enfants et votre épouse connaîtront également la prison.
    Vos camarades politiques connaîtront la prison.
    Mais malgré cela vous vous étiez déjà fixé la route de notre destin.
    Un destain sans embûches.
    Nous voilà aujourd’hui avec des yeux ouverts.
    Nous voilà aujourd’hui maîtres de nos paroles.
    Qu’allait-il advenir de nous sans vous?
    Aujourd’hui nous avons la liberté d’insulter, d’injurier et de calomniser vous notre bienfaiteur et notre medecin.
    Je vois encore le visage de mon père bastonné après une réunion présidée par feu pr Memel Foteh un jour de l’année 1997 à Dabou
    Tout cela a été pardonné et oublié grâce à votre glorieuse victoire à la présidence de l’an 2000.
    Mais les anges lugubres ont envenimé la politique vraie dont vous et vos camarades rêviez.
    Nous vous remercions.
    Que le soleil de la Côte d’Ivoire vous soit à jamais souriant.
    Que votre étoile politique qui a brillé et qui brille, brille éternellement.
    Pour que cette politique vraie soit un jour réalité dans notre pays.
    Le bon vaincra toujours le mauvais.
    Et mr le président Gbagbo, vous êtes le bon.
    Que la paix soit avec vous.
    Eternellement serons nous reconnaissants
    Bonne chance Mr le président

    Commentaire par Esmel — 12 mai 2009 @ 6:56

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