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28 janvier 2009

Charles Konan Banny à Gbagbo et Soro : “Il faut que le jeu prenne fin”

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

L’ex-Premier ministre Charles Konan Banny exige que les élections aient lieu en
2009 en Côte d’Ivoire. Il l’a exprimé au cours d’un entretien le mardi 27 janvier
sur Onuci-Fm.

Que devenez-vous après la Primature ?
Il y a une vie après la Primature comme il y a une vie après la Banque centrale.
Alors que je pensais qu’après la Bceao et après ce sarcerdoce de 15 mois à la
Primature que j’allais être en manque d’activité, je me rends compte que je ne chôme
pas du tout. J’ai beaucoup d’activités. Je suis un citoyen ivoirien qui s’intéresse
à son pays. La vie des Ivoiriens m’intéresse et par moments m’interpelle. Je suis
donc bien présent.

Vous êtes bien présent et vous dites que vous avez beaucoup d’activités. Activité
politique, économique, sociale… ?
Oui, toutes les activités.

Ces derniers temps, on vous a vu à côté du président Bédié. Vous le soutenez ?
Mais, il n’ y a pas que le Sud-Comoé. Pour mémoire, je rappelle que le 14 février
2008, j’ai repris l’activité au sein du PDCI-RDA puisque j’ai participé au bureau
politique. C’était la première fois depuis longtemps puisque j’étais à la Banque
centrale et il y avait incompatibilité entre la fonction de gouverneur et l’activité
politique du militant. J’ai repris les activités. Et depuis lors, j’ai suivi le
président du parti dans ses tournées.

Quel rôle entendez-vous jouer au sein de votre parti le PDCI-RDA ? Le premier rôle,
les derniers rôles ?
Non, de simple militant.

Ça veut dire quoi de simple militant ?
C’est le militant qui fait les autres. Le pouvoir en démocratie est entre les mains
des militants. Ce sont les militants qui font les autres. Maintenant le reste, on ne
sait jamais.

On ne sait jamais. Qu’est-ce que cela veut dire M. le Premier ministre ?
Personne ne sait de quoi son avenir sera fait. L’avenir comme le destin appartient à
Dieu.

Quand on n’utilise plus les affaires de l’Etat, sous quel prisme on regarde la
gestion et la conduite des affaires courantes de l’Etat ?
Moi, je me pose une règle. D’abord prendre du recul et avoir de la compréhension.
Ne pas faire de la démagogie facile. En même temps être aussi exigeant. Mais ça,
c’est ma position de citoyen. De la même manière quand j’étais aux affaires, des
citoyens ivoiriens ont été exigeants. Je crois que les responsables actuels doivent
s’attendre à ce que les citoyens soient exigeants.

Le processus électoral a pris du plomb dans l’aile. Ces derniers temps, les agents
d’identification et d’enrôlement débraient chaque jour. Qu’est-ce qu’il faut faire
pour booster le processus d’identification ?
Je ne pensais pas qu’en quittant la Primature après l’accord politique de
Ouagadougou qu’on pourra encore utiliser ces termes-là : plomb dans l’aile, booster
le processus, le processus est en panne, etc. Parce que pour moi, l’élément le plus
important dans le fait qu’il y ait cet accord politique de Ouaga, c’est que la
volonté a été scellée entre le président Gbagbo et Guillaume Soro pour sortir la
Côte d’Ivoire de la situation dans laquelle elle s’est enfoncée depuis 2002. On a
signé de moult et de moult accords. Sauf que cette fois-ci, cet accord de manière
explicite exclut tous les autres intervenants dans la vie publique et met en scène
exclusivement les deux belligérants. Les deux disent “chacun a une armée”. L’armée
au Nord et l’armée au Sud. Cela peut expliquer et ‘‘légitimer’’ le fait qu’on ait
accepté de signer cet accord. Dès lors que ça été fait, l’opinion des Ivoiriens,
c’est que cette fois-ci ça y est. Les deux sont d’accord entre eux pour nous sortir
de la situation. Rien ne doit plus traîner. Donc, la volonté doit permettre de
résoudre la confiance que l’on a bien voulu lire sur le fait qu’ils aient apposé
leur signature tous les deux.

Vous êtes aujourd’hui optimiste que 2009 est véritablement l’année des élections ?
Je dis qu’il n’ y a plus de marge. On n’a plus le droit à l’erreur. Il n’ y a plus
de joker.

Il faut jouer toutes les cartes ?
Toutes les cartes ont été jouées. Maintenant, il faut que le jeu prenne fin
puisqu’on n’a plus de cartes. Donc, en 2009, il n’ y a plus de cartes. Nous devons
aller aux élections. Je considère qu’il faut aller aux élections. Mais, ce qui se
passe avant est important. Il faut normaliser le pays. Mais, là aussi, on n’a plus
de joker. Imaginez-vous que ça fait, de 2002 à 2009, 7 ans et bientôt 8 ans. Un pays
ne peut pas se permettre de mettre autant de temps pour une crise, somme toute, qui
n’était pas une crise majeure.

Est-ce que les acteurs qui conduisent aujourd’hui les accords politiques de
Ouagadougou en sont conscients ?
Il faut qu’ils soient conscients. Je ne peux pas imaginer qu’ils ne soient pas
conscients. Ils sont conscients. Je les encourage pour la volonté.. Puisque
maintenant, il y a la confiance entre eux, ils peuvent s’asseoir autour d’une table
et on peut les laisser tous deux dans une salle sans que le ciel ne tombe sur la
tête.

Charles Konan Banny, vous parlez de volonté. Par quelle alchimie, faut-il imprimer,
donner cette volonté à tous ces acteurs ?
Par la prise de conscience que nous sommes dans le gouffre. Quand vous avez pris
conscience de quelque chose ou d’une situation, pour en sortir, il faut le vouloir.
Donc, ce n’est pas une incantation. Ce sont des choses sur lesquelles on ne
réfléchit pas assez. Ce n’est pas une incantation. Par la prise de conscience et par
la confiance, en même temps il faut la volonté. Avec la volonté, il faut l’effort.
Je disais tantôt que nous n’avons plus de joker. Dans mon quartier, chaque fois que
je sors, il y a une seule chose qui avance, c’est la pauvreté, la misère. Vous
pensez qu’un responsable politique de la trempe de Gbagbo et de Soro ne soit pas
interpellé par cela ? La vie publique et l’activité politique n’ont de sens que si
on se met au service de l’autre. L’autre, c’est celui qui souffre. Voilà pourquoi,
on n’a plus de joker.
Retranscrits par T.A.B

Reconstitution des registres d’état civil
La Côte d’Ivoire à la recherche de 20.000 registres détruits ou disparus

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme, a procédé le
mardi 27 janvier 2009 au Golf hôtel, au lancement officiel de la phase
administrative et judiciaire de l’opération de reconstitution des registres de
l’état civil disparus ou détruits, partiellement ou entièrement.

Sur l’ensemble des 700.000 registres de l’état civil, les équipes du ministère de la
Justice et des Droits de l’Homme ont réalisé, à ce jour, l’inventaire de 659.465
registres dans les 34 juridictions de la Côte d’Ivoire. Ce sont, selon les chiffres
officiels, environ 20.000 registres qui ont disparu ou qui ont été détruits,
c’est-à-dire que près d’un million d’actes de naissance, de mariage, de décès et
autres, ont été détruits ou ont disparus du fait de la crise politico-militaire en
Côte d’Ivoire ou des mauvaises conditions de conservation. Selon le ministre de la
Justice, l’opération de reconstitution de ces registres doit prendre fin le 28
février prochain, afin de « donner une seconde chance » à tous ceux dont les
registres ont été détruits, d’avoir un acte de naissance pour se faire enrôler. «
Nous essayons d’adapter notre mode opératoire à la date du 28 février 2009, qui a
été indiquée
par la CEI comme étant celle à laquelle elle va mettre fin à l’enrôlement. Alors
qu’initialement, le mode opératoire avait décidé que les commissions de
reconstitution achèvent totalement leur office et mettent les dossiers à la
disposition de la justice pour qu’on puisse penser à envoyer les pétitionnaires à
l’enrôlement, nous avons décidé, depuis que la CEI a décidé d’arrêter l’enrôlement
le 28 février, de ne plus attendre la fin de ce travail des commissions, mais de
saisir le tribunal au fur et à mesure que les commissions vont siéger », a expliqué
M. Koné Mamadou, qui a par ailleurs lancé un appel aux cadres et aux partis
politiques, leur demandant de s’impliquer dans la réussite de cette opération,
puisque les populations seront appelées à se présenter devant les commissions de
leur lieu de naissance pour obtenir leur acte de naissance. C’est pourquoi, il a
invité les membres des commissions de
reconstitution, présidées par les sous-préfets, à être opérationnels dès
maintenant. L’opération de reconstitution des registres de l’état civil qui est un
volet majeur dans le processus d’identification des populations, bénéficie d’un
appui financier de la Commission européenne à hauteur de 8 milliards de FCFA.
Olivier Dion

3 Commentaires »

  1. on ne vous prendra plus au sérieux si vous voyez gbagbo partout. on commence à comprendre votre stratégie:lui faire endosser toute la responsablité deséchecs dans tous les domaines,dans l’espoir de dresser le peuple contre lui.vous connaissez l’effet boom rang?

    Commentaire par gbadjou — 29 janvier 2009 @ 5:39

  2. UN MENBRE DU PDCI-RDA DE PAR SON EDUCATION NA PAS L’HABITUDE D’ÉCRIRE DU N’IMPORTE QUOI DANS LES JOURNAUX COMME LE FONT CERTAINS MEMBRES D’UN CERTAIN PARTI. CHERS IVOIRIENS LAISSER LE PEUPLE VOUS JUGER;DE CE QUE BEDIÉ, AVAIT FAIT ET CE QUE FAIT GBAGBO, CE BANNY, AVAIT FAIT ET CE QUE FAIT SORO, AUJOURDHUI; LAISSER LE PEUPLE ET LE MONDE INTERNATIONAL DE JUGER. POURQUOI CRAINGNEZ VOUS D’ALLER AUX ÉLECTIONS? QUE DE REPORTS EN REPORTS ET COMME DISAIT MONSIEUR LE PRÉSIDENT GBAGBO; LA VÉRITÉ SE DIT DANS LES URNES.MAIS CE QUE LUI MÊME EST ENTRAIN DE FAIRE N’HONORE PERSONNE NI LUI NI LE MONBDE ENTIER QUI NOUS REGARDE, MAIS CETTE HONTE QUI N’HONORE PERSONNE VOUS VOUS NE LE SAVEZ PAS MAIS MONSIEUR LE PRÉSIDENT GBAGBO LUI IL LE SAIT PARCE QU’IL ETAIT LUI MÊME UN HOMME DE VÉRITÉ EN TOUT CAS.MERCI.

    Commentaire par FAHÉ AMOS — 30 janvier 2009 @ 1:16

  3. mr FAHE AMOS on ne sait pas de quoi tu parles,on dit simplement que c’est l’opposition qui a le contrôle de la commission électorale independente,donc se sont eux même qui doivent organiser les élections.arretez toujours d’accuser gbagbo!!!s’il y a des gens qui ont peur des élection c’est bien l’opposition qui risque de disparaître à jamais.ils sont trop orgeuilleux!!!!c’est ça qui les fatigue.

    Commentaire par karnage — 31 janvier 2009 @ 2:17

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