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21 février 2009

Accident au grand carrefour de Marcory Le command-car du Président Gbagbo explose, 1 mort

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

Un fait peu ordinaire s’est produit au grand carrefour de Marcory le vendredi 20
Février 2009. Le command-car du chef de l’Etat a explosé avec ses occupants, pendant
qu’ils revenaient d’une mission à Aboisso.

1 mort et un blessé grave, c’est le bilan de l’accident du command-car immatriculé
51069, du Président de la République S.E.M Laurent Gbagbo qui a donné beaucoup de
frayeur aux Abidjanais dans l’après- midi d’hier vendredi 20 Février 2009. Selon le
chef de bord, le major Zady Tadé, spécialiste des command-car depuis 1982, cet
accident est survenu lorsque lui et ses hommes revenaient d’Aboisso, après ’’ une
épreuve de roulement’’ qui consiste à mettre en l’état un véhicule et surtout à la
veille des grands évènements. ‘’Nous revenions d’Aboisso après une épreuve de
roulement qui est un exercice que nous faisons chaque deux mois. Aujourd’hui (NDLR :
vendredi 20 Février 2009), nous rentrions sur notre base, lorsque cette moto (il
pointe du doigt l’engin) après avoir percuté un piéton et un véhicule, a traversé le
boulevard avant de se retrouver sous le command-car. En une fraction de seconds, le
command-car qui était en mouvement, a explosé sur le champ. J’avais une kalach et
deux portables qui ont complètement brûlés. Rien n’a été sauvé. Parmi les quatre
occupants du command- car dont je faisais partie, seulement le conducteur a été
blessé au pied’’, a expliqué major Zady Tadé. Pendant ce temps, le second
command-car immatriculé 51070 qui n’a pas été endommagé attendait encore à quelques
mètres de là. Il a fallu la perspicacité des soldats du feu de Marcory pour
éteindre les flammes afin d’éviter d’autres accidents sur le boulevard Valery
Giscard d’Estaing. Un exercice qui n’a pas du tout été facile pour les sapeurs
pompiers qui ont dû user de tact pour ne pas empiéter sur la circulation, surtout
à ces grandes heures de la circulation. Le motocycliste répondant au nom de Issa et
vendeur de carburant domicilié à Abobo, est décédé sur le champ. En moins d’un
mois, cet accident est le
quatrième évènement qui secoue la Côte d’Ivoire, après celui de l’affaire des 65
millions, l’incendie du bureau du président de l’Assemblée nationale et l’affaire
de l’avion pirate.
Dosso Villard

Détournement dans le milieu bancaire La Bhci étouffe un scandale

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

La Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire vit une terrible crise en ce moment. La
crise est telle que l’entreprise risque de prendre un coup fatal si tous les dessous
de cette vaste affaire de détournement de fonds ne sont pas révélés.

L’information n’est pas encore officielle mais elle ne tardera pas à être sue de
toute la population et principalement des clients de la BHCI. Et ceux-ci devraient
tomber des nues lorsqu’ils découvriront l’ampleur des dégâts sur les comptes
particuliers. De fait, certains clients de la BHCI et non des moindres ont attiré
l’attention des gestionnaires de leurs comptes sur des irrégularités qu’ils ont
constatées lors des retraits. Les responsables de la Banque ne leur donnent pas de
réponses convaincantes dans un premier temps puisqu’eux mêmes semblaient ne rien
comprendre des plaintes des clients. Et puis la situation va empirer à la suite
d’énormes détournements opérés sur les comptes de gros clients dont de grandes
entreprises de la place. A ces entreprises s’ajoute la grogne de clients
particuliers qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les plaintes et
récriminations fusent de toutes parts et les clients menacent de saisir les
autorités compétentes pour voir clair dans cette affaire somme toute très louche.
Devant la menace, la BHCI se résout à fouiller en son sein et si possible procéder
à un nettoyage des écuries d’Augias. Et c’est en ce moment que les responsables
vont prendre toute la mesure d’un scandale qui a cours depuis belle lurette sous
leur nez. En vérité, les comptes des clients de la Bhci ne sont aucunement protégés
comme cela devait se faire. En tout cas pas pour le puissant réseau de ”pompeurs
de sous” qui s ‘adonnent à cœur joie sur les comptes des clients. Presque tous les
clients de la BHCI sont victimes d’un réseau de faussaires qui pillent leurs
comptes. Ce sont des millions de francs dont le montant exhaustif n’a pas encore
été chiffré qui ont été malicieusement soutirés sur les comptes des clients. La
couleuvre étant trop difficile à avaler, la Bhci saisit la direction de la Police
Criminelle afin de crever l’abcès et
démanteler le réseau. Les fins limiers de l’ex-Police Judiciaire ne perdent pas de
temps et se mettent au travail. Déployant leurs tentacules un peu partout, ils
épinglent en décembre 2008, Koudio Tiacoh Thomas qui est conduit à la Police
criminelle pour être entendu sur son implication dans l’affaire. Alors que des
sources policières disaient détenir des preuves tangibles de son implication dans
les détournements à la BHCI, le fils de l’ex-candidat malheureux du FPI aux
législatives de 2000 à Toumodi est laissé libre de tout mouvement. A en croire ses
parents, le fils Tiacoh est victime d’une forme de chantage hideux parce que son
père serait un homme d’affaires prospère. Vrai ou faux, on ne saurait le dire pour
le moment. Cependant, nos investigations nous ont permis de savoir qu’ à la Police
criminelle, les propos des proches de la famille ne sont pas pris pour crédibles en
ce sens qu’ils relèveraient de l’émotion. Mieux, la
Police criminelle aurait toutes les preuves de l’implication de Tiacoh fils qui est
en détention depuis quelques jours. Hier, il a été entendu sur procès verbal par
un officier de la Police criminelle. Son père a même fait un tour dans les locaux
de la Police criminelle pour protester contre son arrestation . Mais selon nos
sources, il y a bien longtemps que Tiacoh Thomas serait au cœur des détournements
avec des complices, tenez-vous bien, qui sont tapis au sein de la BHCI. L’on
comprend mieux alors pourquoi au sein de la BHCI, les responsables de la
Communication hésitent à donner des informations en arguant que ”le dossier est
très lourd et qu’il ne peut être géré que par la direction générale”. Une
direction générale qui a assurément peur que l’affaire ne s’ébruite en raison de la
plausible implication de certains de ses agents. Une autre raison pourrait
expliquer l’attitude des responsables de la BHCI. En effet, selon nos
investigations, l’un des gros pour ne pas dire le véritable cerveau des
détournements serait encore en liberté et devrait être mis sous les verrous le
lundi ou le mardi au plus tard, date à laquelle, les tenants et les aboutissants de
l’affaire seront connus de toute la population ivoirienne. Notons que suite au
départ de M. Coulibaly, c’est M. Dogoui qui devrait être aux commandes de la BHCI
depuis la fin du mois de janvier 2009.. Dans le même secteur bancaire ou du moins
de la microfinance, l’on a appris depuis 48H qu’un détournement de 185 millions de
FCFA a eu lieu à OMNIFINANCE où des agents prévoient de débrayer sous peu. L’une
des personnes accusées dans ce détournement aurait été entendu déjà à la Police
criminelle.

Valery Foungbé

Affaire emplois fictifs à la présidence 12 personnes déférées hier à la Maca

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Le chef de l’Etat est véritablement décidé à assainir son entourage et la vie
publique ivoirienne qui semble être miné en profondeur par une gangrène, qui veut
que l’on retrouve à tous les niveaux même à la présidence de la République des
imposteurs de mauvais aloi. C’est ainsi que dès l’éclatement de l’affaire des
emplois fictifs à la Présidence, il a tenu à ce que toute la lumière soit faite
afin que les responsables soient sanctionnés. Le parquet a donc été saisi et à la
suite d’une enquête interne d’abord à la Présidence, complétée ensuite par celle du
parquet, des mandats de dépôt ont été adressés à une dizaine de personnes
soupçonnées de travailler frauduleusement au Palais présidentiel. Hier dans la
soirée, la Maca a enregistré en son sein 12 personnes dont le chef du personnel du
palais présidentiel. A ces personnes déférées, il faut ajouter 4 autres qui ont
rejoint la Maca, mais elles dans le cadre de
l’affaire de l’ “avion pirate” qui a atterrit à l’aéroport récemment.. Ce sont
trois étrangers et un ivoirien qui serait un agent de l’ANAC

Valery Foungbé

Détenu à la MACA dans l’affaire ‘‘Noël à Abidjan’’ Jean-Paul Ney a piqué une crise hier

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Le reporter photographe de nationalité française détenu à la Maison d’Arrêt et de
Correction d’Abidjan (Maca) depuis 2007 et accusé d’avoir voulu fomenter un coup
d’Etat à travers l’Opération ‘‘Noël à Abidjan’’, a été pris d’un malaise. Jean-Paul
Ney, a piqué une crise hier à la prison civile. Il y a eu plus de peur que de mal
au sein de cet espace calcéral. Alertés, ses proches l’ont conduit à la clinique
Avicennes. Joint pour avoir de plus amples informations sur l’état de santé du
journaliste photographe de l’Agence Gamma , une source proche du Consulat de France
à Abidjan, a révélé qu’il s’agissait d’une crise aiguë de paludisme. « La vie de
Jean-Paul Ney est hors de danger », a indiqué notre informateur. Tout en précisant
qu’il sera mis sous traitement anti-palustre afin de recouvrer la santé dans les
plus brefs délais. Il est retourné dans la journée dans sa
cellule, après les examens et les soins. D’autres sources plus proches du détenu,
ont indiqué qu’il a subi à l’hôpital, un examen complet, ajoutant qu’il y a deux
semaines environ, Jean Paul Ney avait perdu connaissance dans sa cellule. Jean-Paul
Ney a été arrêté à Abidjan, précisément à Cocody par la gendarmerie ivoirienne
avant d’être déféré le 27 décembre 2007 à la Maca. Il est accusé d’être de
connivence avec le sergent-chef Ibrahim Coulibaly dit IB en exil en vue de
déstabiliser le régime en place à travers l’opération ‘‘Noël à Abidjan’’. Ces
derniers temps, il confiait à ses proches, qu’il était excédé par sa longue
détention préventive et exigeait d’être jugé. Manifestement plus qu’une crise de
palu, le reporter- photographe doit vraisemblablement souffrir d’une crise
psychologique.

T.A.B

20 février 2009

Annulation de la dette, sortie de crise et relance économique Gbagbo résiste aux pressions contre le PPTE

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

Suite à notre dossier paru hier sur le programme PPTE, nous avons eu de nombreuses
réactions. Plusieurs interlocuteurs assurent que dans la gestion de l’Etat, il y a
des décisions douloureuses à prendre. Tel est le cas du programme PPTE, dans lequel
notre pays est engagé. Ce n’est pas une mince affaire. N’eut été l’endurance et la
vision à long terme du Chef de l’Etat, tout aurait été jeté à l’eau, le ministre
Diby aurait été fragilisé et les efforts de plusieurs années, reduits à néant. En
vérité, l’enjeu est de taille et surtout la vigilance est de mise, car tous les
jours, les économistes du dimanche, dont nous avons parlé hier défilent à longeur
de journées dans les couloirs de la Présidence pour tout saboter. Quand les
comploteurs ne manipulent pas les fournisseurs de l’Etat sur la question des
arriérés de paiement de la dette intérieure, ils soulèvent des questions liées à la
souveraineté du pays
et exigent qu’un refus ferme et presqu’impoli soit opposé aux recommandations des
bailleurs de fonds. Ces oiseaux de mauvais augurent prédisent le chaos et
l’apocalypse, afin d’obtenir un sabotage et un arrêt brutal des pourparlers avec le
FMI et la Banque Mondiale. Au nom de petits et immédiats avantages, ils veulent
prendre en otage l’avenir de la Côte d’Ivoire. Mais l’on apprend, qu’averti de
toutes les manœuvres, le Président Laurent Gbagbo est resté serein. Jusqu’à nouvel
ordre, le Chef de l’Etat a appuyé le programme de sortie de crise et de relance
économique. Il a avalisé et validé les options stratégiques arrêtées par le
ministre de l’Economie et des Finances, au nom du gouvernement et de l’Etat de Côte
d’Ivoire. S’inscrivant dans une vision à long terme, dans la vision de la Côte
d’Ivoire éternelle, Laurent Gbagbo a décidé d’envoyer paître (pour le moment)
jusqu’à nouvel ordre, ceux
qui prédisent ou souhaitent, le pire, après fin mars et excluent radicalement la
signature d’un accord avec les bailleurs de fonds. Ceux-là souhaitent que tout
échoue et que le peuple se révolte contre le régime, comme à Madagascar et dans les
Antilles en ce moment. Mais ceux-là se trompent lourdement. Ils se trompent parce
que le succès du programme qui conduit à l’annulation de la dette est un succès
pour tous. Tout cela participe d’une vision d’ensemble du Chef de l’Etat, et non
d’un coup de tête du ministre de l’Economie et des Finances. Les comploteurs ne
veulent pas baisser les bras, mais pour le moment, le Chef de l’Etat maintient le
cap. Nul doute que Bretton Woods saura apprécier et lire entre les lignes.
D’ailleurs, lors du Conseil des minsitres d’hier, le gouvernement a encore maintenu
le cap sur la question, à travers cet extrait dans le communiqué : « Les
contraintes sont nombreuses et les défis sont
cruciaux pour assurer la stabilité et relancer l’économie nationale. Toutefois, le
gouvernement se veut optimiste. ‘’Les perspectives sont bonnes et la confiance
renaît progressivement avec les partenaires sociaux’’. Comme on le voit, le complot
contre le PPTE a échoué provisoirement. Mais, il y a lieu de rester vigilant
jusqu’à fin mars 2009.

Charles Kouassi

19 février 2009

CHAN 2009 Le message de Jacques Anouma

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

Nous attendons beaucoup du CHAN, c’est un gros challenge ce n’est pas une affaire
personnelle; le CHAN est l’affaire de tous les ivoiriens. Toute la Côte d’Ivoire
est concernée. Seule une forte mobilisation du peuple ivoirien peut nous permettre
de réussir le challenge de la 1ère Edition du CHAN en Côte d’Ivoire. Il est
vrai que nous pensions qu’une année entière ne nous suffirait pas pour réussir ce
défi. Nous avons moins que cela car les travaux ont réellement commencés depuis
le mois d’août 08. Si j’ai accepté de présider ce comité d’organisation c’est
parce qu’étant moi-même membre exécutif de la CAF et président de la FIF, il
m’était difficile d’être complètement absent de cette compétition. Le Chef de
l’Etat l’a compris et m’a demandé de conduire cette mission, je n’ai pas refusé.
Notre pays vit une situation difficile depuis quelques temps mais nous acceptons de
continuer. Le football a toujours été là pour nous
réunir et nous aider moralement à surmonter nos difficultés.. C’est pour cela
que nous avons placé cette compétition sous le signe de la réconciliation et de
la solidarité nationale. Et pour cette solidarité, j’en rappelle à tous. C’est
vraiment l’occasion, comme vous l’avez déjà fait en m’accompagnant pour la 1ère
qualification au Mondial. Tout le monde avait oublié son appartenance ethnique,
religieuse et politique pour faire un bloc autour de l’équipe nationale. Alors,
ensemble, recommençons à. nous tenir la main. Vous imaginez qu’en 10 mois, nous
ne pouvons pas construire de nouveaux stades mais nous pouvons rafraîchir et
réhabiliter ceux que nous avons déjà. De même, nous avons la chance d’avoir des
d’infrastructures de qualité tant ` Abidjan qu’à Yamoussoukro, des routes
tout à fait praticables ainsi que des moyens de transport qui peuvent nous
permettre d’absorber tous les besoins des délégations étrangères que
nous allons recevoir. Il est évident que nous avons encore beaucoup de travail à
réaliser en très peu de temps mais nous sommes animés d’une immense volonté de
réussir cette première édition pour que la Côte d’Ivoire sorte grandie de cette
expérience.”

Je vous remercie.
A bientôt.
Président

SPORT Football / CHAN 2009 Ce que les Black Stars reservent à leurs adversaires

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Milovan Rajevac, le coach serbe de la sélection nationale du Ghana a publié la
liste des 23 Black Stars qui chapeauteront la poule B logée à Bouaké. 23
commandos en pleine concentration à l’Hôtel Raybow de Sekondi depuis le samedi
14 février dernier rallieront directement le centre de la Côte d’Ivoire. Pour
cette liste qui a eu du mal à se dessiner dans un panel de 40 joueurs
présélectionnés, la décision est venue du dernier stage effectué dans l’ouest
du pays. Mais la tête au stage, Milovan Rajevac avait également les yeux sur la
dernière CAN junior remportée par la sélection ghanéenne. Une sélection au sein
de laquelle il a coopté quelques éléments avec lesquels il entend réaliser une
très belle campagne en Côte d’Ivoire. «Certains joueurs étaient absents des
préparations car ils avaient été sélectionnés en junior pour la CAN au Rwanda.
Mais ils sont revenus et ils vont participer avec nous au CHAN.. Je
m’attends donc à une grande compétition», a déclaré le coach serbe sur le
site officiel de la fédération ghanéenne de football. Mais avant leur arrivée,
Rajevac a reconnu avoir durement travaillé avec le groupe présent pour atteindre
un résultat rassurant à quelques jours du début de la compétition. «Nous avons
travaillé très dur et essayé plusieurs combinaisons pendant la première
période du stage qui a duré huit jours. Nous les avons testés et nous avons eu
de bons résultats». Le résultat a été surtout probant du côté de l’équipe
de l’Asante Kotoko qui arrive en premier en nombre de sélectionnés avec 7
joueurs. Les 23 joueurs appelés par le manager serbe sont issus de 11 clubs de la
GLO Premier League du Ghana qui en compte 16.

Les plans de jeu conçus
à Essipon stadium

Les Black Stars locaux sont internés à Takoradi où ils ont été soumis à un
travail de fond. Depuis le 14 février, le coach serbe de la sélection ghanéenne
locale réserve bien de surprises à tous ses adversaires. La séance
d’entraînement du mercredi 18 février a duré par rapport aux autres jours.
Explication du technicien serbe : « Nous sommes vers la fin de la préparation. Je
dois habituer les joueurs à se surpasser dans l’effort physique. La compétition
sera dure et l’équipe qui sera généreuse dans l’effort auront la chance de la
remporter », dira Milovan. L’ensemble des joueurs interrogés sur les chances des
Black Stars locaux à ce CHAN, affirment que le trophée sera au Ghana le soir même
de la finale. « Nous allons en Côte d’Ivoire pour gagner la Coupe. Nous seronts
très à l’aise car nous serons avec nos supporters comme si nous étions en
terre ghanéenne. On respecte toutes les équipes de la
compétition, mais nous serons les plus forts », affirme le capitaine de
l’équipe Edmund Owusu Ansah de Hearts Lion’s. Ces propos sont approuvés par
ses complices que sont Charles Taylor, Samuel Inkoom et Jordan Opoku.

Hamed Konin

Ouverture du tribunal de Bouaké Une centaine de documents administratifs délivrés

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Ouvert depuis le lundi 16 février, le tribunal de première instance de Bouaké ne
désemplit pas. Les populations, assoiffées d’obtenir leurs différents dossiers
judiciaires, ont pris d’assaut les locaux du palais de la justice. Rencontré hier
à son bureau, Me Lattier Innocent, greffier en chef, nous a fait le point de la
situation nonobstant les difficultés rencontrées.

Près de 70 certificats de nationalité et une quarantaine de casiers judiciaires
ont été délivrés aux populations depuis la réouverture de l’appareil
judiciaire à Bouaké. Du moins, c’est ce qu’a indiqué le greffier en chef Me
Lattier Innocent que nous avons approché pour faire le point en ce qui concerne
les statistiques. Profitant de l’occasion, celui-ci a évoqué les difficultés
auxquelles son administration et lui sont confrontés. Notamment le manque de
secrétaires et de machines dactylographiques. Cependant il s’est dit satisfait.
« Le maire de la commune de Bouaké a prêté une oreille attentive à nos
doléances et nous a offert trois machines et trois secrétaires », a-t-il dit.
Quant à savoir s’il y a la présence des demandeurs de naturalisation, celui-ci a
affirmé en ces termes : « nous avons actuellement des demandeurs naturalisés
qui veulent qu’on leur délivre des certificats de nationalité. Et
comme nous venons de commencer, nous n’avons d’imprimés spéciaux les
concernant; donc nous les avons mis en attente ». Aussi pour les cas de fraude, Me
Lattier a martelé qu’en matière de certificat de nationalité, l’on ne peut
pas parler de fraude eu égard aux dispositions prises dans le cadre des dossiers
à fournir. Néanmoins, le greffier en chef a fait fait savoir que « s’il y a
une pièce qui est douteuse, on avisera ». Pour l’ouverture des audiences qui
tardent encore à se concrétiser, Me Lattier a mis tout ce retard sur le compte de
l’absence des officiers de la police judiciaire. « Le côté pénal du
tribunal fonctionne avec l’apport des officiers de la police judiciaire. Or, ils
ne sont pas encore redéployés sur le terrain. Quand ils seront sur place, cette
procédure sera enclenchée », a-t-il conclu.

NATION Affaire ‘’détournement sur les travaux de la route de Sipilou’’ Tia Monnet maintient ses accusations contre l’Ageroute, le préfet et un député

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La présidente du conseil général de Biankouma ne veut pas se laisser conter le
litige qui l’oppose avec l’Ageroute. Face à la presse hier, elle a réitéré ses
accusations contre le préfet, Bouaké Fofana et Siguidé Soumahoro. Voici sa
déclaration.

Mesdames et Messieurs les journalistes,
Je voudrais avant tout vous exprimer mes remerciements et ceux de l’ensemble de mes
collaborateurs pour le soutien que vous nous apportez et pour votre contribution à
l’éclairage de l’opinion dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler,«
l’affaire de la route de Si- pilou». Il y a quelques jours, dans cette même salle,
nous avions porté à votre connaissance l’existence d’une tentative de
détournement d’environ 1,5 milliard de nos francs au préjudice de l’Etat de Côte
d’Ivoire de la part d’une coalition constituée par l’Agence de Gestion des routes
(AGEROUTE) dont le DG est Monsieur BOUAKE Fofana , le Préfet de Biankouma, Monsieur
Ahonon Pierre Evariste et l’Entreprise EECT, dont le DG est Monsieur Siguidé
SOUMAHORO. Pour soustraire cette somme des caisses de l’Etat, cette coalition a mis
en place un stratagème qui a consisté à attribuer la réhabilitation de la route
Biankouma-Sipilou déjà faite par nos soins, à EECT au motif que le
Président de la République devait effectuer une visite d’Etat dans notre région.
Le prétexte de l’urgence des travaux a été l’écran de fumée derrière lequel
cette coalition a voulu se réfugier. Malheureusement, pour ces ennemis des caisses
de l’Etat, nous avons pris nos responsabilités et dénoncé avec énergie ces
manœuvres d’un autre âge. Au cours de notre précédente rencontre, nous nous
sommes notamment élevés contre la violation de l’article 73 de la loi 2001-477 du
9 Août 2001 portant organisation des départements qui fait obligation à tout
initiateur de projet sur le territoire Départemental de requérir l’avis du
Conseil Général. Nous avons aussi dénoncé les manœuvres de l’Ageroute avec
pour conséquence la violation de la convention d’assistance Conseil qui nous
liait. Nous avons aussi dénoncé le Préfet de Biankouma qui s’est rendu coupable
de faux et usage de faux en cautionnant un rapport erroné dont le seul
objectif était de tromper la vigilance des autorités.
Depuis, la situation a évolué.
Sonnés par notre réaction, nos adversaires ont tenté une timide réaction.En
effet, au cours d’une conférence de presse, des cadres de la Sous­ Préfecture de
Sipilou, sous la houlette du député YORO Louti David ont semblé apporter leur
soutien à la coalition. Quelques jours après, c’est le Directeur Général de
l’AGEROUTE, Monsieur BOUAKE Fofana qui a cru nous porter la contradiction au cours
d’une rencontre avec la presse.Au-delà de ces deux rencontres anecdotiques le
Ministère de l’Intérieur a commis le Bureau National d’Etude Technique et de
Développement (BNETD) aux fins de faire un audit technique de la route de
Biankouma-­Sipilou dans son état actuel.En outre, Monsieur BOUAKE Fofana a
expliqué avoir retiré l’entreprise EECT.Au nom des populations de Biankouma et du
Conseil Général, je voudrais saluer la décision du Ministère de l’Intérieur qui
a demandé un audit technique et financier de cette route. Je voudrais profiter
de l’opportunité que vous nous offrez pour lancer un appel à toutes les
structures de contrôle de notre pays, je veux parler de l’Inspection Générale de
l’Etat, de la Direction des marchés Publics et tous ceux qui s’intéressent à la
gestion des biens de l’Etat, de se rendre sur place pour se faire une idée exacte
de la situation. Pour le reste, je constate avec tous les Ivoiriens que malgré
les gros moyens mis en jeu, les sorties de Messieurs YORO David et BOUAKE Fofana
n’ont pas apporté de réponses aux préoccupations qui sont les nôtres.
1- L’AGEROUTE a-t-elle requis l’avis du Conseil Général conformément à l’article
73 de la loi sur les Départements avant d’attribuer ce marché?
2- L’urgence supposée de la visite du Chef de l’Etat autorise-t-elle l’AGEROUTE à
violer la loi?
3- La route a-t-elle été faite par le Conseil Général?
4- L’AGEROUTE qui était notre Ingénieur Conseil pouvait-elle agir dans notre
Département sans nous en informer?
5- Pour des travaux réalisés déjà aux % a moins de 500 millions de FCFA, est-il
acceptable d’engloutir encore 1,5 milliard des mêmes caisses de l’Etat?
Voici autant de questions, non exhaustives, dont les réponses étaient attendues
par l’opinion. Au lieu de cela l’on a servi aux Ivoiriens un tas de commentaires et
de mensonges. Pour notre part, nous restons déterminés à défendre nos
populations et le droit.En somme, notre démarche ne s’inscrit pas, comme l’on tente
de le faire croire, dans un esprit de bras de fer ou de nuisance aux intérêts de
nos populations et notamment de nos parents de Sipilou. Bien au contraire, elle vise
à dissiper le flou entretenu autour des travaux et de ceux qui l’exécutent, à
éclairer l’opinion sur l’utilisation transparente des ressources de l’Etat puis à
dénoncer la violation flagrante des lois de la République.Nous nous battrons de
toutes nos forces pour faire barrage à l’imposture et faire triompher le droit.

Dossier Réduction de la dette, lutte contre la pauvreté, relance économique Toute la vérité sur le fameux PPTE

Actualites QuotidienL'Intelligent d'Abidjan

La Côte d’Ivoire est en course pour la réduction de sa dette publique, dans le
cadre de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés
(PPTE). Dans un contexte de paupérisation très avancée, nul n’a envie de voir
ce pays être recalé de nouveau face à ce projet porteur. Car, cela pourrait
durcir l’ampleur de la pauvreté et par conséquent, pousser la population à une
révolte. De fait, l’on craint que les mêmes bailleurs de fonds qui hésitent
à injecter de gros fonds, ne conditionnent l’admissibilité de la Côte
d’Ivoire par l’élection d’un nouveau chef d’Etat, avant de tenir leurs
engagements.

L’initiative PPTE est un dispositif global de réduction de la dette des pays
pauvres très endettés qui appliquent des programmes d’ajustement et de réformes
appuyés par le FMI et la Banque mondiale. Mis en place depuis 1996, ce programme
vise à améliorer le cadre de vie des peuples. Il est également un cadre dans
lequel tous les créanciers, y compris les créanciers multilatéraux, offrent un
allégement de la dette aux pays les plus pauvres et les plus fortement endettés du
monde, tout en réduisant les obstacles à la croissance économique et à la
réduction de la pauvreté dressés par le fardeau de service de la dette pesant sur
ces pays. Cette initiative a été modifiée en 1999 pour permettre trois
améliorations essentielles. Grâce à cette modification, les conditions à remplir
ont été assouplies.

Conditions générales pour
bénéficier de la réduction
de la dette

Pour bénéficier d’une assistance au titre de l’initiative, un pays doit: (1) être
exclusivement IDA (Association internationale de développement) et admissible à la
FRPC (Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance); (2) faire
face à une charge de la dette insupportable, hors du champ des mécanismes
d’allégement de la dette traditionnellement disponibles ; (3) donner la preuve
qu’il a engagé des réformes et mené une politique économique avisée dans le
cadre des programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale et (4) avoir formulé
un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) basé sur un
vaste processus participatif. Lorsqu’un pays a accompli des progrès suffisants vers
la satisfaction des critères retenus ou y a satisfait, les conseils
d’administration respectifs du FMI et de l’IDA décident officiellement de son
admissibilité à l’allégement et la communauté internationale s’engage
à ramener la dette au seuil de viabilité convenu. C’est ce que l’on appelle le
point de décision. Lorsqu’un pays atteint le point de décision, il peut
immédiatement recevoir un allégement intérimaire sur le service de la dette qui
est exigible. Cependant, afin de recevoir la réduction intégrale et irrévocable
de la dette au titre de l’initiative PPTE, le pays doit : -continuer de donner la
preuve qu’il exécute comme il convient, les programmes soutenus par le FMI et
l’IDA, -exécuter de manière satisfaisante les réformes fondamentales convenues
au point de décision, et - adopter et exécuter pendant un an au moins le DSRP.
Lorsqu’un pays a satisfait à ces critères, il peut atteindre son point
d’achèvement. Les créanciers doivent alors lui accorder l’allégement intégral
de la dette promis au point de décision.

Le cas de la Côte d’Ivoire

Parmi les pays qui souhaitent bénéficier de la réduction de la dette extérieure,
figure la Côte d’Ivoire. A deux reprises, la candidature du pays en proie à une
crise interne depuis 2002, a été refusée par les bailleurs de fonds. Pour être
éligible audit programme, étant donné que la Côte d’Ivoire a connu la guerre,
les bailleurs de fonds ont soumis à ce pays un certain nombre de conditionnalités.
Les critères des bailleurs de fonds portent principalement sur l’apurement des
arriérés de la dette de la Banque mondiale et de la Banque africaine de
développement, sur le rétablissement des paiements des échéances courantes
desdites institutions, la gouvernance dans la gestion des finances publiques et des
ressources de la filière café-cacao et du secteur de l’énergie et des mines.
Toujours au titre desdits critères, depuis 2006, la Côte d’Ivoire s’est
résolument engagée à se mettre à jour. Par cet engagement, les
autorités ivoiriennes ont réussi à apurer les arriérés de la dette de la
Banque mondiale et de la Banque africaine de développement d’un niveau global de
465 milliards de FCFA. Des échéances courantes de paiement vis-à-vis de ces
institutions ont même été rétablies. Au niveau de la gouvernance, la Côte
d’Ivoire s’est mise à la tâche, en normalisant le calendrier budgétaire
depuis le budget de finances 2008. Cette transparence se traduit par la volonté du
gouvernement ivoirien à communiquer en conseil des ministres et publier tous les
trimestres, des données relatives à l’exécution du budget de l’Etat, aux
flux physiques et financiers du secteur énergie, aux prélèvements parafiscaux et
de l’état d’exécution des projets d’investissements en milieu rural dans la
filière café-cacao. Pour satisfaire aux exigences du FMI et de la Banque
mondiale, la Côte d’Ivoire s’est inscrite dans une démarche de
transparence, en adhérant à l’Initiative pour la Transparence des Industries
Extractives (ITIE). Mieux, le gouvernement ivoirien par l’entremise de son
ministère d’Etat, ministère du Plan et du Développement, a élaboré le DSRP
(Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté). C’est un document
essentiel, puisqu’il retrace les politiques et programmes macroéconomiques,
structurels et sociaux que la Côte d’Ivoire devra mettre en œuvre pendant
plusieurs années pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté. Le DSRP
décrit les besoins de financement extérieur et les sources de financement
connexe. Au titre de la lutte contre la pauvreté, les besoins estimés par le
ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement Paul Antoine Bohoun
Bouabré se chiffrent à 206,975 milliards de FCFA. Le DSRP devra, en principe
être adopté au prochain conseil d’administration du FMI et de la Banque
mondiale.
Toujours, au titre des critères pour bénéficier de l’Initiative PPTE, il y a
également la gestion rigoureuse des finances publiques. Depuis 2006, des efforts
considérables ont été réalisés. C’est en récompense auxdits efforts que la
Banque mondiale a décidé de mettre à la disposition de la Côte d’Ivoire un
Don de Gouvernance et de Développement Institutionnel - qui est un instrument qui
vient en renfort aux pouvoirs publics dans la mise en œuvre de la gouvernance.
L’exécution des dépenses budgétaires dans les limites des dotations initiales,
à travers notamment la mise en place de mesure d’accompagnement de
l’exécution du budget 2008 ; l’exécution satisfaisante des dépenses
sociales, le paiement de la dette intérieure à fin novembre 2008, la finalisation
des audits des trois sous-secteurs du secteur énergie font partie des exigences
imposées à la Côte d’Ivoire.

Faux pas interdit

Deux fois candidate, mais éliminée, la Côte d’Ivoire est à son dernier essai.
Car, un dernier échec l’écarterait définitivement des faveurs liées à la
réduction de la dette extérieure, comme le prévoient le FMI et la Banque
mondiale, dans le cadre de l’IPPTE. L’annulation de la dette extérieure de la
Côte d’Ivoire est un enjeu majeur pour l’ensemble de la population. Car, il est
attendu de ce programme, entre 2.000 et 3.000 de milliards FCFA qui doivent être
injectés dans la relance économique à travers le renforcement du budget
d’investissements publics. Le ministre de l’Economie et des Finances, Charles
Diby Koffi, ne cesse à cet effet d’inviter tous ses compatriotes à l’aider à
franchir le cap de point de décision final qui doit l’amener au point
d’achèvement afin de bénéficier des avantages de ce fameux programme. Ce qui
lui permettra de ‘’changer le visage de la Côte d’Ivoire en trois
mois’’, comme il le dit si bien. Aujourd’hui, même si des efforts restent
encore à faire, un échec n’est pas du tout à souhaiter. Les Conseils
d’Administration du FMI et de la Banque mondiale ont respectivement approuvé
depuis le 12 décembre 2008 et le 16 décembre 2008, le document préliminaire de
réduction de la dette de la Côte d’Ivoire, sous l’Initiative pour les Pays
Pauvres très endettés. La décision de faire coïncider l’approbation du
Programme Economique et Financier soutenu par la Facilité pour la Réduction de la
Pauvreté et pour la Croissance, avec le point de décision de l’initiative PPTE
est inédite, expliquait Philippe Egoumé, représentant- résident du FMI en Côte
d’Ivoire. Toute chose qui, pour lui, traduit la concrétisation de l’engagement
de la communauté financière internationale à accompagner l’Etat de Côte
d’Ivoire dans ses efforts de sortie de crise sous l’impulsion de
l’Accord Politique de Ouagadougou. C’est une décision importante pour un pays
où le taux de pauvreté est très alarmant. Mais, cette approbation du document
préliminaire n’a pas du tout été facile comme l’a souligné récemment
Philippe Egoumé. ‘’Comme vous pouvez le constater, ces négociations se sont
déroulées dans un environnement particulièrement difficile du fait des
contraintes financières de l’Etat aggravé par les allégements fiscaux
adoptés pour contenir la hausse des prix des denrées de grande consommation
(…). Je puis donc vous assurer que ces efforts devraient commencer à porter
leurs fruits dans un proche horizon et ce, dès le 1er trimestre de l’année 2009
‘’, souligne-t-il. Cet optimisme est partagé par tous les Ivoiriens depuis la
dernière mission des fonctionnaires de ces deux institutions conduite par Arend
Kouwenaar. Celui-ci s’est, au terme de sa mission le vendredi 13 février 2009,
dit
satisfait des efforts réalisés par les autorités ivoiriennes. Un encouragement
qui donne satisfaction et qui est prometteur d’un bel avenir pour la Côte
d’Ivoire.

Les encouragements des bailleurs de fonds

Les Ivoiriens attendent de bénéficier de nouveaux programmes financiers avec les
bailleurs de fonds et d’une réduction de la dette extérieure au titre de
l’Initiative PPTE, après les efforts et les sacrifices consentis. Cette
assurance semble se confirmer depuis la dernière mission conjointe FMI-Banque
Mondiale- BAD (du 5 au 12 février 2009 à Abidjan) conduite par Arend Kouwenaar,
chef de la délégation. L’on peut retenir du communiqué final de cette mission
que l’activité économique s’est s’améliorée en 2008 et que la croissance
économique a atteint 2,3%, soit un peu en dessous des projections, du fait de la
détérioration de l’environnement extérieur. Selon les fonctionnaires de ces
institutions financières internationales, la croissance en 2009 devrait dépasser
3,5%. Au terme de cette mission, un accord de principe sur un programme économique
sur trois ans qui devrait être appuyé par la Frpc a été conclu entre
les autorités ivoiriennes et les représentants des bailleurs de fonds. Ceux-ci se
sont même permis de féliciter les autorités ivoiriennes, pour les efforts
réalisés en termes de bonne gouvernance, à travers une surveillance accrue dans
les secteurs productifs dont la filière café- cacao, le secteur de l’Energie et
des mines…

Hypothèse de programmes
financiers conditionnés
par des élections

Connaissant déjà la grande machine des bailleurs de fonds (FMI, BM, BAD), les
Ivoiriens sont inquiets malgré toutes ces bonnes perspectives et efforts
réalisés. Sous prétexte que nous sortons de la guerre et que les élections
jusque-là promises n’ont jamais eu lieu, ils craignent de ne pas pouvoir
affranchir le point de décision finale qui doit les conduire par la suite au point
d’achèvement. Certains ont même vite pris le raccourci pour dire que la Côte
d’Ivoire ne pourrait jamais être acceptée par les bailleurs de fonds tant que
l’élection n’a pas lieu. Les hypothèses évoquées par ces derniers sont que
les bailleurs de fonds attendraient un nouveau président élu à qui, ils auraient
plus confiance et à qui ils pourraient confier la gestion des fonds qui seront mis
à la disposition de la Côte d’Ivoire dans le cadre de la réduction de la dette
extérieure. Mais a priori, la conception d’analyser l’admissibilité de
la Côte d’Ivoire en fonction des élections semble être fausse. Les
justifications avancées çà et là par les fatalistes ne tiennent pas.

La problématique des élections en Côte d’Ivoire
Il n’y aura pas de fixation pour les élections. Toutefois, il y a des raisons
pour que les Ivoiriens soient inquiets. En 2002, alors que toutes les étapes ont
été franchies, ils ont été privés de l’allégement de la dette lorsqu’est
intervenue la guerre. Plus de six ans, les choses semblent évoluer. Mais, puisque
l’élection tant souhaitée par tous n’a pas encore lieu, l’on craint une
volte-face des bailleurs de fonds. Cependant, ils peuvent s’en tenir aux
assurances données çà et là.
“Nos politiques sont fondées sur des actions économiques et de développement.
Que les Ivoiriens se détrompent”, explique un haut fonctionnaire du FMI à
Abidjan. Abondant dans le même sens, Bakari Sanogo, collaborateur du directeur des
opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire Madani Tall précise que le
mécanisme n’a rien à avoir avec la politique politicienne. ‘’C’est un
problème économique’’, explique-t-il. Notant que pour être admissible au
programme de l’Initiative PPTE, il faut que la Côte d’Ivoire normalise ses
relations avec les institutions financières et les bailleurs de fonds. C’est ce
que les autorités, avec à leur tête le ministère de l’Economie et des Finances
se sont attelées à réaliser depuis peu. En 2008, Charles Diby Koffi a dû faire
face aux engagements extérieurs. C’est également ces efforts qui ont valu à la
Côte d’Ivoire l’ouverture de lignes de crédits sous forme de
dons. ‘’Nulle part l’on a parlé d’élection comme conditionnalité pour
que la Côte d’Ivoire soit admise à l’initiative PPTE’’, a indiqué Bakari
Sanogo.
Il précise que c’est sur la base des critères économiques, à travers
l’apurement des arriérés des institutions financières, le rétablissement des
paiements des échéances courantes de la Banque mondiale et de la BAD, (…) que,
le conseil d’administration de la Banque mondiale et le conseil d’administration
du Fonds monétaire international (FMI) ont jugé que la Côte d’Ivoire est apte
à bénéficier d’une assistance au titre de l’Initiative renforcée en faveur
des pays pauvres très endettés (PPTE). Pour son admission au point
d’achèvement, la Côte d’Ivoire doit se soumettre au respect des critères
suivants: -veiller à bien appliquer les mesures prévues par son Programme
d’assistance d’urgence post-conflit (EPCA). Concernant ce programme, les
Administrateurs de la Banque mondiale et du FMI ont souligné qu’il importe de
mettre en œuvre les mesures correctives concernant les récents dérapages
financiers
liés à des dépenses extra-budgétaires, notamment de faire apparaître ces
dépenses de façon exhaustive et transparente dans le budget et d’éviter les
dérapages à l’avenir ; -parvenir à une entente sur des points d’achèvement
appropriés concernant les réformes économiques et structurelles et en matière
de gouvernance essentielles au développement de la Côte d’Ivoire ; - éponger
ses arriérés vis-à-vis des créanciers multilatéraux ou conclure des accords
avec ceux-ci sur une stratégie à cet égard ; et concevoir une stratégie de
réduction de la pauvreté satisfaisante. C’est après respect de tous ces
critères que la Côte d’Ivoire se qualifiera pour un allégement inconditionnel
de sa dette au titre de cette initiative. Elle remplira également les conditions
nécessaires à l’obtention d’un allégement de sa dette au titre de
l’Initiative multilatérale pour l’allégement de la dette (MDRI) de
l’Association internationale de développement (IDA), du Fonds africain de
développement (FAfD) et du FMI. C’est un programme ambitieux pour la Côte
d’Ivoire si elle arrive à atteindre le point d’achèvement comme l’explique
ici M. Madani Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte
d’Ivoire. «Cela permettra d’élargir les possibilités financières du pays,
d’investir dans des services sociaux qui font gravement défaut, notamment dans
la santé, l’éducation et le développement rural. Cela permettra également
d’appuyer les efforts du pays pour consolider la paix et le renouveau»,
rappelle-t-il.

La Côte d’Ivoire est
potentiellement admissible

Au terme de la mission conjointe du FMI-BM-BAD qui a eu lieu du 5 au 12 février
2009, la Côte d’Ivoire peut aspirer à une réduction de sa dette au titre de
l’IPPTE. Car, les échos qui parviennent des missionnaires, donnent espoir
d’espérer à une approbation possible de nouveaux programmes financiers et
d’une réduction possible de la dette. C’est en guise de reconnaissance des
efforts des autorités ivoiriennes qu’à l’issue du débat consacré à la Côte
d’Ivoire, tenu le 12 décembre 2008, John Lipsky, Premier Directeur général
adjoint du FMI a indiqué que les autorités ivoiriennes ont fait des progrès dans
la mise en œuvre des réformes économiques. ‘’Elles ont également épongé
les arriérés envers la Banque mondiale et comptent liquider totalement leurs
arriérés envers la Banque africaine de développement dans un proche avenir.
Elles prennent des mesures afin de régulariser leurs relations avec les
autres institutions multilatérales et bilatérales et avec leurs créanciers
commerciaux’’, salue-t-il les efforts des autorités ivoiriennes, précisant
que: ‘’La Côte d’Ivoire est potentiellement admissible pour bénéficier
d’un allégement de sa dette au titre de l’Initiative PPTE renforcée et
pourrait atteindre le point de décision au titre de cette initiative dans les
prochains mois, avec l’approbation d’un programme approuvé par le Fonds dans
le cadre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance».
Ainsi l’on comprend aisément que la dernière mission conjointe des
fonctionnaires du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de
développement avait pour but de motiver les autorités ivoiriennes à poursuivre
les réformes de gouvernance.

Par Honoré Kouassi

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